mondialisation des échanges, la destruction des forêts, et l’industrialisation de l’agriculture.

25 février 2017 admin Non classé

Derrière la grippe aviaire, une multiplication mondiale des pandémies animales

7 janvier 2017 / Lorène Lavocat (Reporterre)

La grippe aviaire se développe dans le sud-ouest de la France. Mais cette crise est le symptôme d’un phénomène encore plus grave : la multiplication mondiale des épizooties, les pandémies animales. En cause : la mondialisation des échanges, la destruction des forêts, et l’industrialisation de l’agriculture.

Grippe aviaire, fièvre catarrhale ovine, rage. Tandis que des centaines de milliers de canards sont abattus dans le sud-Ouest, l’ouest du pays frémit face à une résurgence de la maladie de la langue bleue. Et en Corée du Sud, 18,4 millions de volatiles ont été tués afin d’endiguer l’épidémie de grippe. De l’autre côté du globe, quelque 26.000 vaches ont été mises en quarantaine en Alberta (Canada) pour cause de tuberculose bovine. Bref, nos animaux ne vont pas bien.

« Que ce soit au niveau de l’élevage ou de la faune sauvage, on mesure un accroissement des épidémies et maladies », observe Thierry Pineau, chef du département Santé animale à l’Inra (Institut national de la recherche agronomique). Virus, bactéries, parasites. Aucun animal ni aucune région du monde ne semble épargné. Comment expliquer une telle recrudescence ? Avec Thierry Lefrançois, chercheur au Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement), M. Pineau a listé les principaux facteurs de propagation des maladies. Mauvaise nouvelle : l’Homme y est pour beaucoup.

« Le rôle de l’expansion et l’intensification de l’agriculture a été prouvé, notent-ils. Les changements dans les pratiques et l’alimentation du bétail ont mené à de systèmes d’élevage intensifs, marqués par un recours fréquent aux antibiotiques et antiparasitaires, une densité très forte des animaux, des conditions d’élevage sous-optimales, et un déclin dans la diversité génétique ». Résultat : des élevages fragilisés et vulnérables aux maladies.

« Le virus de la grippe aviaire s’est propagé à travers le monde par la faune sauvage, mais le développement sur nos territoire est dû à des systèmes d’élevage très spécialisés – entre ceux qui démarrent, ceux qui font le “prêt à gaver”, ceux qui gavent – avec des mouvements d’animaux importants, ce qui augmente les risques de propagation, explique à Reporterre Josian Pallach, éleveur bovin et secrétaire nationale à la Confédération paysanne. C’est l’industrialisation de la production qui provoque et amplifie les crises sanitaires. »

En décembre, Reporterre vous racontait comment l’élevage industriel et intensif favorisait la propagation de cette maladie.

La mondialisation des échanges facilite les pandémies

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